Bilan hydrique, la sécheresse vue du sol
Une pelouse qui jaunit, un terrain qui durcit, un besoin d’arrosage qui explose : la sécheresse se lit dans la différence entre ce qui tombe et ce que l’air reprend.
Le principe
Chaque jour, la pluie remplit le sol et l’évapotranspiration le vide. L’évapotranspiration de référence (ET0) est l’eau qu’une prairie bien alimentée perd par évaporation et transpiration. Elle se calcule avec l’équation de Penman-Monteith, dans la version standard de la FAO (bulletin 56), à partir de la température, de l’humidité, du vent et du rayonnement.
Le bilan P − ETP cumulé sur une saison dit si le climat apporte plus d’eau qu’il n’en demande. Avec la réserve utile du sol, on suit jour après jour ce qui reste disponible pour la plante.
Usages
- Terrains en herbe : besoins d’arrosage, périodes de stress, choix des espèces de gazon.
- Agriculture et fourrages : déficit en eau des cultures, rendement des prairies.
- Collectivités : arbitrages d’arrosage en période de restriction.
Évolution
Dans le sud de la France, l’ETP d’été augmente avec la température alors que les pluies d’été ne suivent pas. Le déficit s’allonge au printemps et à l’automne. L’audit le calcule pour vos terrains à +2 °C, +2,7 °C et +4 °C.